Non. Pillcheck ne rapporte pas les gènes HLA pour le moment.
Résumé
Certains gènes, appelés gènes HLA, sont associés à des réactions allergiques rares, mais graves, à certains médicaments. Pillcheck ne rapporte pas ces gènes, car les résultats peuvent être trompeurs. Être porteur d’un variant à risque ne signifie pas que vous aurez une réaction. À l’inverse, ne pas en être porteur ne signifie pas que vous êtes à l’abri, puisque bon nombre de personnes qui font une réaction ne portent aucun variant connu. Si votre médecin recommande un test HLA avant que vous commenciez un médicament en particulier, il peut le demander séparément. Peu importe les résultats de vos tests, communiquez sans tarder avec un professionnel de la santé si vous présentez une éruption cutanée, de la fièvre, des cloques ou des plaies dans la bouche après avoir commencé un nouveau médicament.
Plus de détails
Les gènes HLA sont associés à des réactions allergiques rares, mais graves, à certains médicaments. Parmi celles-ci figurent le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), une réaction cutanée grave, et le syndrome DRESS (réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques), qui peut aussi toucher les organes internes. Les lignes directrices cliniques (CPIC) recommandent d’éviter certains médicaments chez les personnes porteuses de variants HLA précis. En voici quelques exemples : l’abacavir (HLA-B*57:01), la carbamazépine, l’oxcarbazépine et la phénytoïne (HLA-B*15:02), la carbamazépine (HLA-A*31:01) et l’allopurinol (HLA-B*58:01).
Nous n’incluons pas les résultats HLA dans les rapports Pillcheck, car ces résultats peuvent facilement être mal interprétés :
- Être porteur d’un variant à risque ne signifie pas que vous aurez une réaction. La plupart des personnes qui en sont porteuses prennent le médicament sans problème.
- Ne pas être porteur d’un variant connu ne signifie pas que vous êtes à l’abri. Des personnes qui ne portent aucun variant à risque connu peuvent tout de même faire une réaction grave. Une étude américaine publiée en 2025 a révélé que plus du tiers des personnes ayant fait une réaction grave à l’allopurinol n’étaient pas porteuses du variant HLA-B*58:01, celui qui est habituellement testé. Chez les patients noirs de l’étude, cette proportion atteignait 45 %. De nombreux variants à risque n’ont probablement pas encore été découverts, surtout dans les populations qui ont été moins étudiées.
- La plupart des tests ne détectent que quelques variants. Les gènes HLA comptent parmi les gènes les plus variables du corps humain, avec des milliers de versions connues. Un test qui vise un seul variant peut ne pas détecter des variants étroitement apparentés qui présentent eux aussi un risque.
Un résultat HLA négatif pourrait donc donner un faux sentiment de sécurité. Peu importe vos résultats génétiques, surveillez les premiers signes d’alerte après avoir commencé un nouveau médicament, comme une éruption cutanée, de la fièvre, des cloques ou des plaies dans la bouche. Communiquez sans tarder avec un professionnel de la santé s’ils apparaissent. Si votre médecin recommande un test HLA avant que vous commenciez un médicament en particulier, il peut le demander auprès d’un laboratoire clinique.
Si vous avez déjà fait une réaction, un allergologue ou un dermatologue peut vous indiquer si certains tests, comme les tests épicutanés (patch tests), pourraient aider à en déterminer la cause.
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